Interview audio de Jean-Marie Parant,
diacre permanent à St. Germain l'Auxerrois à Châtenay-Malabry
Un diacre dans la paroisse, beaucoup sont encore un peu étonnés ou bien s’interrogent sur son parcours et sa fonction. Le Petit Germinal est allé l’interviewer :
Jean-Marie Parant, de vous nous savons déjà que vous avez 55 ans, que vous êtes marié à Caroline, que vous avez 5 enfants âgés de 31 à 20 ans, que vous travaillez comme ingénieur Propriété Industrielle à EDF Recherche et Développement 4 jours par semaine et que pour ce qui concerne la paroisse de Châtenay-Malabry vous êtes diacre permanent depuis 17 novembre 2007 envoyé par notre évêque,
Q. - Pourquoi ce terme de diacre permanent ?
R. - Le concile Vatican II quand il a restauré le diaconat a dit qu’il restaurait le diaconat comme degré permanent de la hiérarchie. Pourquoi permanent, parce qu’il y a toujours eu des diacres dans l’Eglise, mais depuis le haut moyen-âge le diaconat n’était qu’une étape vers l’ordination presbytérale. Les diacres n’étaient diacres que pendant une année environ, ensuite ils étaient toujours diacres bien sûr mais ils étaient prêtres aussi, donc leur diaconat n’apparaissait plus. Le propre des diacres dits « permanents » aujourd’hui c’est qu’ils sont diacres sans être destinés à être prêtres un jour.
Q. - Jean-Marie, comment vous est venue l’idée de devenir diacre
R. - Eh bien ce n’est pas moi qui ai eu l’idée de devenir diacre. En fait j’ai été interpellé à la fin de l’année 2000 par l’équipe de prêtres de la paroisse où j’étais, Saint Jean Baptiste à Sceaux. Un des prêtres m’a convoqué, si on peut dire, un matin et m’a demandé de réfléchir à la possibilité de devenir diacre et me demander si c’était quelque chose que je pouvais envisager ou pas. C’est une demande qui m’a beaucoup réjouie. Il faut dire que ce n’était pas la première fois qu’on me posait la question puisqu’une grosse dizaine d’années avant un prêtre que j’avais rencontré pour parler un peu avec lui de mon engagement dans l’Eglise m’avait dit « et pourquoi vous deviendriez pas diacre ?». A l’époque les enfants étaient jeunes, c’était loin de mes préoccupations et j’avais complètement laissé tomber mais quand la demande a été renouvelée par d’autres personnes qui n’avaient rien à voir avec la première, je me suis dit il faut quand même que j’y réfléchisse.
Q. - Donc, Jean-Marie comment et quand êtes-vous devenu diacre de l’église catholique ?
R. - Je suis devenu diacre à la suite d’un cheminement personnel, avec mon épouse, qui a duré 7 ans puisque ça a commencé comme je le disais à la fin de l’année 2000 et j’ai été ordonné diacre le 17 novembre 2007. Cet itinéraire a eu plusieurs étapes, d’abord une étape de discernement avec mon épouse pour savoir déjà comment elle se situait aussi par rapport à cette demande, et ce n’est pas simple. Ensuite à partir du moment où on a considéré tous les deux, environ au printemps de l’année 2002, que effectivement nous voulions avancer dans cette voie, on est rentré, au niveau du diocèse, dans une année de pré-discernement qui a durée jusqu’en août 2003 et à l’issue de cette année je suis rentré en formation. J’ai fait la formation avec mon épouse, parce que les épouses de futurs diacres font la formation en même temps que leurs époux, et cette formation a durée 4 ans et m’a amenée à l’ordination que j’ai reçue donc le 17 novembre 2007. En effet le diacre est un ministre ordonné, il reçoit le même sacrement de l’ordre que les prêtres et les évêques. Par ce sacrement en fait le diacre est, comme aime à le dire notre évêque Mgr Daucourt, il est complètement saisi par l’Esprit Saint qui fait de lui un signe du Christ au milieu de la communauté et un signe du Christ dans ses différents milieux de vie. La particularité du diacre c’est qu’il est le signe du Christ serviteur, c'est-à-dire du Christ qui au milieu de la communauté se présente comme un serviteur. Jésus dit dans l’Evangile « voici, je suis au milieu de vous, comme celui qui sert ». Eh bien voilà le diacre que je suis devenu le 17 novembre 2007 est le signe du Christ serviteur au milieu de la communauté.
Q - Jean-Marie aviez-vous pensé à devenir prêtre avant d‘opter pour le mariage ?
R. - En fait j’ai été très marqué par deux années de mon enfance que j’ai passées dans un monastère bénédictin, parce que j’ai fait ma 6ème et ma 5ème dans un monastère bénédictin à Tournay dans les Hautes-Pyrénées, et ça été 2 années absolument extraordinaires à bien des points de vue et ça a certainement beaucoup compté dans ma vie ensuite. Alors évidemment à la suite de ces deux années là, pendant mes années de collège et de lycée, la question d’une vocation religieuse ou d’une vocation de prêtre s’est forcément posée à moi puisque j’avais vécu avec des moines pendant deux ans, je pouvais pas faire autrement que de me poser ce genre de questions. Mais je dois dire que ni mes parents ni les aumôniers que j’ai pu rencontrer, ou l’aumônier en particulier à qui j’en ai parlé, ne m’ont pas spécialement encouragé dans cette voie et il se trouve que j’ai rencontré Caroline, mon épouse, à 19 ans, qu’on s’est marié à 21 ans, donc effectivement j’ai opté à ce moment là pour le mariage.
Q. - Comment cet engagement de diacre a-t-il été perçu selon vous dans votre famille et votre entourage ?
R. - Je voudrais distinguer deux choses, il y a d’abord mes propres enfants et puis la famille au sens plus large. Mes propres enfants on eu des réactions très variées qui allaient depuis une certaine réserve pour ne pas dire une certaine crainte jusqu’à l’enthousiasme tout à fait extraordinaire. La crainte, les craintes, les plus importantes sont venues des aînés. L’aîné qui était déjà marié m’a dit : « j’espère que tu auras encore le temps de t’occuper de tes petits- enfants » et la deuxième qui est une fille m’a dit : « ça me fait tout drôle ! », on peut l’interpréter comme on veut. Manifestement ça changeait certainement pas mal de choses dans la perception qu’elle pouvait avoir de son papa. Donc des réactions assez variées. Dans ma famille et dans mon entourage la réaction c’était plutôt un point d’interrogation. C'est-à-dire qu’en fait le diaconat est quand même un ministère qui est nouveau dans l’Eglise, qui cherche encore ses marques, qui n’est pas complètement stabilisé. L’image du diacre est assez floue et beaucoup de gens, et dans ma famille en particulier, ne percevaient pas très bien à quoi ça correspondait. Donc c’était plutôt une attitude très interrogative, mais plutôt bienveillante.
Q. - A votre travail, vos collègues et collaborateurs savent-ils et alors comment perçoivent-ils votre engagement en tant que diacre de l’Eglise Catholique ? Est-ce que ça facilite les contacts, des collègues viennent-ils vous consulter du fait de votre fonction ? Peut-on dire que vous êtes diacre au travail également ?
R. - Je n’ai jamais fait savoir directement à mes collègues que j’étais diacre. Mais très-très rapidement après mon ordination tout le monde était au courant parce qu’en fait j’ai un collègue qui était venu à mon ordination et la nouvelle s’est répandue extrêmement vite sans que j’ai rien fait. Manifestement mes collègues sont plutôt intéressés, soit parce qu’ils sont catholiques pratiquants et que quelque part ça les intéresse d’avoir un diacre parmi eux dans l’équipe de travail ou alors parce qu’ils sont au contraire complètement agnostiques et qu’ils perçoivent dans ce cas là très positivement que l’Eglise catholique, en quelque sorte, envoie sur le lieu de travail un de ses ministres, un de ses représentants, pour dire : le milieu professionnel intéresse l’Eglise et elle a envie d’y être présente. Donc mes collègues voient mon ministère de diacre parmi eux plutôt d’un bon œil. Je ne peux pas dire que j’en parle tous les jours et que j’ai une multitude de questions qui me soient posées fréquemment sur la foi chrétienne, sur telle ou telle position de l’Eglise. Ca n’arrive pas souvent, mais par contre j’ai certaines personnes qui me disent leurs interrogations par rapport à la foi, de temps en temps comme ça à la cantine, à l’occasion d’une conversation. C’est l’occasion de placer une petite phrase, je n’ai pas eu l’occasion jusqu’à présent d’avoir un entretien approfondi sur la foi avec tel ou tel. J’ai une grande joie : c’est que j’ai un collègue qui m’a demandé de marier son fils. Donc à l’automne prochain je vais bénir le mariage du fils d’un collègue.
Q. - Est-ce que vous pensez qu’on s’attend à des engagements ou prises de positions plus forts de votre part sur certains sujets, comme par exemple la qualité des rapports humains, la justice dans certaines positions ou décisions… ? Avez-vous le sentiment qu’on vous observe et que vous êtes tenu à une forme d’exemplarité comme chrétien engagé ou représentant de l’institution ?
R. - ...La question est très importante, elle n’est pas très facile. J’ai envie de dire que je ne pense pas que mes collègues s’attendent à quelque chose de particulier en tant que chrétien engagé ou représentant de l’institution. C’est plutôt moi-même qui ai le souci de vivre véritablement mon ministère de diacre au milieu d’eux parce que ça fait partie de la mission que l’évêque m’a confiée. Dans la lettre de mission que j’ai reçue il est explicitement dit que je dois être diacre d’abord dans mon milieu de travail. C’est pour ça qu’il y a un certain nombre d’actions, de service, c’est vraiment au niveau du service que ça se joue, que j’ai engagés pour être vraiment au service de mes collègues. Il y a deux éléments, le premier c’est que j’ai accepté de diriger une petite chorale de collègues qui se réunit une fois par semaine à l’heure du déjeuner dans le cadre du comité d’entreprise et puis je continue à avoir un peu de responsabilités syndicales, en particulier pour aller défendre certaines personnes auprès de la hiérarchie. Donc, c’est à ce niveau là que j’essaye de vraiment vivre mon ministère de diacre au service des gens aves lesquels je vis et étant signe d’une Eglise qui se met au service des hommes d’aujourd’hui là où ils vivent.

Q. - Quels sont les missions et les objectifs que vous vous êtes fixés en accord avec David, concernant la paroisse, peut-être la communauté des paroisses qui se profile dans un futur proche ?
R. - Ces missions et objectifs découlent directement de ma lettre de mission que l’évêque m’a donnée. Pour ce qui concerne la paroisse c’est de donner un coup de main à David en ce qui concerne la célébration des baptêmes, la célébration des mariages et surtout la préparation qui va avec, c'est-à-dire la préparation des parents qui présentent leur jeune enfant au baptême ou la préparation des fiancés. Avec mon épouse nous sommes aussi engagés dans le CPM de la paroisse. Je crois que ce sont des missions importantes de diacre, parce qu’elles me donnent l’occasion de rencontrer des gens qui le plus souvent sont assez loin de l’Eglise et qui à l’occasion de ces sacrements font une démarche de rapprochement avec l’Eglise. C’est pour moi très important qu’ils trouvent une oreille attentive, avec qui ils peuvent facilement entrer en dialogue et parler de la foi et des questions qui les préoccupent. Le diacre, on le dit souvent dans les textes sur le diaconat, est ministre du »seuil » c'est-à-dire qu’il est un pied à l’intérieur de l’Eglise et un pied à l’extérieur pour accueillir justement ceux qui sont dans cette situation là et ça se vit particulièrement dans la préparation au baptême et au mariage. Je m’occupe aussi dans la paroisse du groupe « Viens et Vois » dans lequel, là aussi, on partage et on se questionne mutuellement et s’aide sur des questions liées à la foi chrétienne, comment la foi est perçue par les uns et les autres. Donc j’accompagne ce groupe aussi. Il y a un dernier volet dans ma mission, que m’a confiée l’évêque, que je n’ai pour l’instant pas beaucoup engagé mas j’ai commencé à prendre des initiatives dans ce domaine là, c’est de veiller à ce que la paroisse dans son ensemble s’ouvre à la situation des personnes les plus en difficulté, dans notre entourage, c'est-à-dire essentiellement sur la commune de Châtenay-Malabry.
Q. - Qu’est-ce qui vous paraît essentiel pour notre avenir ?
R. - Notre avenir, dans le cadre de la paroisse Saint Germain, va être marqué par le rapprochement des trois paroisses de Châtenay-Malabry, Sainte Thérèse, Saint Germain et Sainte Bathilde. A partir du mois de septembre prochain nous allons avoir un curé pour ces trois paroisses. Je crois que le curé dans une communauté est celui qui est donné à cette communauté pour être au milieu d’elle le signe du Christ Pasteur. C’est la personne autour de laquelle se rassemble la communauté et il agit au nom du Christ dans cette fonction de rassemblement et de communion. Donc, je pense que nous allons devoir, dans les trois paroisses de Châtenay, petit à petit constituer une communauté rassemblée autour de son pasteur, certes diverse, une communauté avec diverses sensibilités, avec diverses histoires, avec diverses spécificités qu’il faudra préserver, mais en même temps une communauté qui doit être en communion autour de son pasteur et non pas trois groupes juxtaposés. Ce qui me paraît essentiel dans cette perspective c’est que chacun dans nos trois paroisses se mette au service les uns des autres. Que nous nous soumettions les uns aux autres, comme le dit Saint Paul aux Ephésiens pour que les catholiques de Châtenay soient plus visibles, plus unis, plus fraternels et qu’ils annoncent avec vigueur l’Evangile, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
Q. - Selon vous et face au manque de prêtres dans les années à venir, le Diacre, pourrait-il prendre plus de responsabilités dans les communautés ? Par exemple, on porte la communion aux malades et personnes ne pouvant se déplacer, pourrait-on imaginer que les diacres seraient amenés à animer les communautés en l’absence de prêtres suffisants et par exemple distribuer la communion aux cours d’assemblées dominicales, celle-ci ayant été consacrée en quantité suffisante dans des messes préalables ? (C’est moi qui fait cette supposition !)
R. - J’espère que dans les réponses que j’ai données aux questions précédentes il est apparu que le ministère du diacre est vraiment différent de celui du prêtre. La mission, le ministère du diacre n’est pas de suppléer un prêtre qui ne pourrait pas desservir une communauté. Le diacre en effet n’est pas un « sous-prêtre » ou un « super-laïc ». Il a un ministère qui est vraiment spécifique et tout à fait différent de celui du prêtre. C’est vraiment un ministère qui est centré sur le service et non pas le gouvernement, le rassemblement, de la communauté autour du Christ. Donc le diacre ne peut pas remplacer le prêtre, il fait autre chose. Dans l’exemple que vous avez donné, je pense qu’il ne serait pas souhaitable que des diacres animent des communautés en l’absence de prêtres et distribuent la communion par exemple au cours d’assemblée dominicales. Cela donnerait trop l’impression que justement le diacre remplace le prêtre à un degré inférieur, ce qui serait dommage. Par contre, ce qui est vrai c’est que le diacre a un vrai ministère de service de la parole de Dieu et de rassemblement de la communauté autour de la parole de Dieu pour méditer cette parole. Effectivement un diacre pourrait tout à fait animer des rassemblements de la communauté autour de la parole de Dieu. Mais je crois que véritablement si le diacre prend des responsabilités dans une communauté c’est pour encourager cette communauté à se mettre au service des populations qui l’entourent et se mette au service les un des autres.
Q. - Le diaconat pour l’instant est réservé aux hommes, est-il envisageable d’ordonner des femmes diaconesses ?
R. - Il est vrai qu’il y a eu des diaconesses aux premiers temps de l’Eglise. Mais aujourd’hui effectivement l’ordination au diaconat est réservée aux hommes. Le fait d’ordonner des femmes diacres est actuellement une question ouverte dans l’Eglise mais elle soulève de gros problèmes théologiques quand même par rapport à toute la théologie de l’ordination. Et donc il faudrait très certainement une transformation assez profonde de la théologie du diaconat et de son lien surtout avec l’ordination des prêtres et des évêques pour qu’on puisse aller vers l’ordination de femmes diacres. J’ajouterai une appréciation un peu personnelle, qui n’est pas théologique du tout mais qui peut avoir son intérêt, c’est que autant l’Eglise aujourd’hui est relativement ouverte à la question de l’ordination de femmes diacres autant elle est certainement très fermée sur l’ordination de femmes prêtres. Et je trouve qu’il serait très mauvais pour la visibilité et la communication de l’Eglise qu’elle se présente comme une institution dans laquelle les fonctions de gouvernement sont réservées à des hommes et les fonctions de services soient réservées ou ouvertes à des femmes.
Q. - Que conseilleriez-vous à des personnes qui souhaiteraient devenir diacre ?
R. - Il faut d’abord préciser qu’en France les diacres ont deux origines, certains d’entre eux ont été interpellés, comme ça a été le cas pour moi, on leur a posé la question de savoir s’ils voulaient devenir diacre, et d’autres ont vu naître en eux-mêmes cette aspiration et ont eu une vocation intérieure au diaconat. Il faut dire qu’en France la préférence est plutôt donnée par les évêques à l’interpellation plutôt qu’à cette proposition personnelle spontanée. Néanmoins la deuxième catégorie est tout à fait légitime et des diacres qui ont été ordonnés en même temps que moi avaient une vocation d’origine très personnelle et ils n’avaient pas été interpellés. Donc il y a des personnes qui peuvent souhaiter devenir diacre. Moi ce que je conseillerai en premier lieu c’est d’en parler avec son accompagnateur spirituel si on en a un et si la personne n’en a pas c’est d’en trouver un et d’en parler avec lui dans le cadre de son accompagnement spirituel, de façon à voir si cette aspiration, cette vocation personnelle, est solide et correspond au ministère de diacre véritablement. Puis ensuite dans un deuxième temps, la personne verra avec son accompagnateur spirituel comment prendre contact avec les autorités diocésaines pour démarrer le cheminement.
Q. - Jean-Marie que faut-il vous souhaiter pour l’année 2010 ?
R. - Eh bien je dirai très simplement d’avoir autant de plaisir à travailler avec les prêtres qui vont arriver au mois de septembre prochain que j’en ai eu avec David, qui a su accompagner mes premiers pas de diacre avec beaucoup de bienveillance et de présence.
Et bien c’est tout ce que la Paroisse et le Petit Germinal vous souhaitent.
Diacre Jean-Marie PARANT,
interviewé par J-P. CHATELARD le 17/02/2010
sites utiles à consulter :
- Comité National du Diaconat (instance dépendant de la conférence des évêques de France en charge des questions concernant le diaconat permanent),
- Conférence des Evêques de France
A lire dans le Petit Germinal de mars 2010,
- L'agenda et les nouvelles de la quinzaine,