Le mot du curé
En ce mois de mai, certains chrétiens me demandent : la dévotion vouée à Marie, mère de Jésus, a-t-elle un fondement biblique ?
J’ai retrouvé un texte écrit par un de mes collègues qui répond très bien à cette question.
« Le statut de Marie est celui que lui donnent les Évangiles. La dévotion mariale n’est pas idolâtrie mais affection… Les catholiques n’adorent pas Marie : elle n’est pas de nature divine ; Marie est humaine comme chacun d’entre-nous. Les catholiques imitent Jésus en partageant ses sentiments pour celle que, sur la croix, il a confiée au disciple bien-aimé, c’est-à-dire tout chrétien puisque le disciple n’est pas nommé (Jean 19,26-27).
A cette affection se mêle l’admiration : Marie a fait la volonté de Dieu jusqu’au bout (Luc 8,21). Le chrétien pense comme l’ange que le Seigneur est avec Marie et qu’elle a trouvé grâce auprès de Dieu. Il pense comme Élisabeth qu’elle est bénie entre toutes les femmes (Luc 1,42). Ainsi cette affection se colore d’un désir profond d’imiter ses vertus. La phrase de l’Évangile est donc réalisée : « Toutes les générations me diront bienheureuse car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses » (Luc 1,49). C’est à juste titre qu’on l’appelle « Mère de Dieu » car Jésus est notre Seigneur et notre Dieu (Jean 20,28). De plus, elle est notre mère puisque nous sommes les frères de Jésus (Jean 20,17).
Le chrétien aime Marie, prie avec elle. Elle est une aide (elle prie pour nous) et un exemple à imiter (cf. Marc 3,34-35) Elle n’est cependant ni médiatrice ni rédemptrice comme l’est Jésus-Christ (médiateur unique du Salut de l’humanité), car elle n’ajoute rien à son œuvre. Elle apporte la coopération de son amour maternel : en ce sens elle est médiatrice des hommes comme nous le dit l’Évangile de Cana qui montre la sollicitude et l'intercession de Marie ».
Que ce mois de mai nous encourage à penser à Marie et à en parler d'une façon juste et fervente autour de nous.
P. Didier Rapin, curé