|
||
|
|
|
4ème
dimanche Avent c
|
||
|
{references
bibliques}
|
||
|
Le BONHEUR
qui arrive
|
||
|
21 décembre
2003
|
||
|
Nous commençons la dernière étape de l'Avent avec
l'insistance du prophète Michée sur la promesse que nous
avons suivie depuis le début de l'Avent. " Sa puissance
s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre, et
lui-même, il sera la paix. " St Paul fait connaître
la volonté de Jésus de venir réaliser la promesse
de son Père. : " Me voici, je viens pour faire ta volonté.
" Les deux textes sont portés par le thème de la
marche, du voyage, de la route pour aller vers l'autre.
La visite de Marie à Elisabeth, la rencontre de deux cousines que St Luc nous raconte en six petites phrases annonce que nos attentes sont entendues. C'est Marie qui prend elle-même l'initiative de nous présenter la promesse qu'elle a reçue en elle. On la voit se hâter rapidement vers une ville de la montagne de Juda. Elle est allée visiter et aider sa cousine Elisabeth qui va mettre au monde son enfant inattendu. La joie d'Elisabeth à l'arrivée de Marie est celle de nos attentes. En Elisabeth, prend corps la promesse reçue par Zacharie, son mari. Elle s'exprime de la manière la plus forte, la plus vive : " Comment ai-je le bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?... mon enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. En Marie prend corps la promesse la plus prodigieuse que Dieu puisse donner. Dieu vient vers nous dans le bébé que porte Marie. Cette nouvelle inouïe est annoncée avec la simplicité du dialogue de l'ange avec Marie. Dieu dit son projet et Marie l'accepte. L'enfant sera l'enfant du Désir de Dieu. L'Evangile nous le présentera comme l'Homme-Dieu. "Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique."Qui représente mieux la figure idéale de l'attente que celle d'une mère qui guette son heure pour voir le visage de son enfant ? Il est le fruit de son attente. Ce qui est vrai pour toute mère. Mais Marie et Elisabeth ont vécu leur attente aux dimensions de leur Peuple, de notre communauté humaine. Marie sait que son Fils sera grand. Il s'appellera le Fils du Très-Haut. Elisabeth sait que son fils sera le héraut de son cousin. Le bonheur c'est la présence de l'autre. Rien que rencontrer c'est déjà le bonheur. Comment l'Evangile a pu retenir la conversation de ces deux cousines si ce qu'elles se disaient entre elles ne nous concernait pas tous ? Le mot gentil qu'elle disait à sa cousine est devenu depuis, avec la salutation de l'ange, la prière la plus priée : " Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous... " C'est ici la révélation de Dieu qui donne à la foi chrétienne sa force et son inépuisable originalité. Dieu a le visage de l'homme, grâce à Jésus de Nazareth. Il s'est fait Jésus de Nazareth. C'est le Mystère de l'Incarnation. On peut comprendre ce mystère, chaque fois qu'on est sorti de soi-même, qu'on va à la rencontre de l'autre, qu'on fait pour lui le geste d'amour, de gratuité de Dieu. Dieu s'incarne à tout moment à travers notre vie. Nous découvrons ce mystère en voyant vivre le Christ. Il va remplacer les sacrifices rituels par des comportements de vie qui rappellent que Dieu est là et Il se donne au monde. L'Evangile nous fait voir, dans le déplacement de Marie, qu'elle est la servante de Dieu. Elle réalise en elle sa promesse de bonheur. Le Fils unique qu'il donne au monde est l'enfant qui va être né de Marie.
|
||