l'ASSOMPTION de la Vierge Marie

ou Dormition, ou Ascension de la Vierge
(fête le 15 août)

Quelques liens sur des sites avec des photos des lieux où la tradition conserve la mémoire de l'Assomption de la Vierge.

"Nous proclamons, déclarons et définissons que c'est un dogme divinement révélé que Marie, l'Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste."

     Si la proclamation du dogme de l'Assomption, le 1er novembre 1950 par le Pape Pie XII, semble un événement tardif dans la vie de l'église au regard de l'événement qu'il consacre, les recherches en Terre Sainte montrent que cette proclamation ne faisait qu'officialiser une tradition établie dès les origines de l'église de Jérusalem. Ce que reconnaît la Constitution apostolique " Munificentissimus Deus " en se référant à une "... vérité qui s'appuie sur les Saintes Lettres et ancrée profondément dans l'âme des fidèles, approuvée depuis la plus haute antiquité par le culte de l'Eglise, en parfait accord avec les autres vérités révélées...".

     Après l'Ascension de Jésus il a paru naturel que celle qui avait été prédestinée et appelée à donner naissance au Fils de Dieu, qui l'avait suivi tout au cours de sa vie terrestre jusqu'au pied de la Croix, ne connut pas le sort commun dans la mort.

     Si sa place est modeste dans les écritures canoniques, sans même envisager les textes apocryphes, sa "vie humaine... entièrement vouée à l'accomplissement de la volonté du Père céleste et au bien à procurer au prochain..." l'a fait percevoir déjà par ses contemporains comme Mère de la chrétienté pour laquelle elle ne cesse d'intercéder dans le ciel.

 

 


N.B. texte traduit du site en lien ;
adresse : http://198.62.75.1/www1/ofm/san/TSmary.html

   Tombeau de la Vierge Marie (à Jérusalem)

EgliseDeL'Assomption     Après avoir traversé la vallée du Cédron, le premier monument que nous voyons du côté gauche au pied du Mont des Oliviers est l'église de l'Assomption érigée sur le tombeau qui a reçu le corps de la Vierge Bénie. De ce tombeau elle a été enlevée au ciel, pour ne pas avoir été soumise au joug du péché elle n'eut pas à subir les conséquences du péché, que sont la corruption de la chair. Par conséquent, elle est seulement passée par le tombeau mais n'y resta pas ; son tombeau est devenu le reliquaire de son assomption glorieuse dans le ciel.

     Le fait que Marie, à la fin de son existence terrestre, ait été élevée dans le ciel a été défini comme article de la foi le 1er novembre 1950.

     La mort et l'assomption de Marie dans les cieux sont décrites dans le récit apocryphe "La transition de la Vierge" ou "Dormition" de Marie. L'auteur de cet ouvrage recueille les traditions de la toute jeune église remontant à l'ère apostolique. Le livre contient beaucoup de références symboliques typiques de la communauté Judéo-Chrétienne. C'est pour cette raison que ce livre avait été complètement écarté depuis longtemps. Mais ce livre témoigne de la vénération depuis le deuxième siècle de l'emplacement transformé en sanctuaire.

      La première église, une chapelle de campagne, a été construite aux environs du début du cinquième siècle et consacrée par le patriarche de Jérusalem Juvénat (422-458) juste après le Conseil de Calcédoine (431). Ensuite une nouvelle église a été construite par-dessus le tombeau de Marie qui est ainsi devenu la crypte dans laquelle était vénérée la tombe de la Vierge.

      L'église supérieure a été complètement détruite avant l'arrivée des croisés. Quand ceux-ci sont arrivés ils ont seulement trouvé un petit édifice au-dessus du tombeau.

     Godefroy de Bouillon y construisit un monastère, l'abbaye bien connue de Ste. Marie de la vallée de Josephat pour les Bénédictines de Cluny, qu'il a confié aux soins de l'église. Les croisés ont reconstruit l'église aux environs de 1130. Cette église supérieure a été à nouveau détruite ainsi que le monastère par Saladin après 1187. Les musulmans ont respecté la crypte pour le vénération envers "la Mère Sainte du prophète Jésus" mais néanmoins utilisèrent les éléments de l'église supérieure pour construire les murs de Jérusalem.

     La ruine du monument sacré aurait néanmoins été inévitable, principalement à cause des inondations qui l'ont continuellement endommagé, si les Franciscains n'étaient pas entrés en possession de l'église dans la seconde moitié du quatorzième siècle. Dès lors les Franciscains ont veillé à l'entretien du bâtiment, engageant les dépenses de très importantes restaurations. Les fils de St. François ont eu la possession exclusive et paisible du tombeau de la Vierge Bénie pendant plus de deux cents ans, jusqu'au dix-septième siècle, quand ont commencées les intrigues et les violences pour expulser du sanctuaire les représentants de l'église catholique et ceux du rite latin. Après diverses vicissitudes, l'usurpation définitive eut lieu en 1757 et n'a jamais été réparée depuis. Actuellement les catholiques, en protestation, ne célèbrent pas des services dans le sanctuaire où même les musulmans ont un endroit spécial pour leurs prières. Les latins peuvent en fait célébrer officiellement dans le sanctuaire trois fois par an, dont le 15 août les Fêtes de l'Assomption. Depuis 1757 le rite orthodoxe grec a pris possession du vénérable sanctuaire qu'ils partagent avec les Arméniens. Les Syriens, le Coptes, et les Abyssiniens y ont des droits mineurs.

Escalier     Les crues de 1972 ont permis aux archéologues non seulement de dégager le secteur mais également de creuser les parages de la crypte. Ces fouilles ont été effectuées par le défunt Fr. Bellarmino Bagatti. Des excavations, il a conclu que la tradition du tombeau de Marie dans la vallée de Josaphat est clairement située dans un cimetière en service pendant le premier siècle. ChapelleDuTombeauDeLaViergeBien plus le tombeau lui-même, à l'origine composé de trois chambres, a été creusé selon les mêmes techniques que celles employées pour les tombeaux au premier siècle, comme le Saint Sépulcre et la tombe des Rois. Le tombeau actuel était la chambre intérieure de l'ensemble. Ces résultats archéologiques, corroborés par les écrits (palestinien, syrien, TombeauDeLaViergeéthiopien et grec) des II-IV siècles ainsi que la dévotion liturgique constante sont témoins de la croyance au tombeau de Marie à côté de Gethsemani depuis le début de l'ère chrétienne. C'est de ces origines lointaines que vient la célébration de la Fête de l'Assomption du 15 août puisque l'église de premiers âges, à cette tombe, célébrait déjà de façon solennelle l'Assomption de Marie.

FacadeLa façade actuelle de l'édifice de la tombe de Marie est dans le style de construction austère et solennel des Croisés. Un long escalier, dans les flancs duquel l'épouse de Baudouin III et la mère de Boemond III (prince d'Antioche) ont été enterrées, descend au tombeau de Marie. Ici a été enterrée aussi la Reine Melisanda, la première fille de Baudouin II, roi de Jérusalem qui fut donnée en mariage à Folco d'Angiò (Foulque d'Anjou). Suspectée d'adultère par son mari elle souffrit grandement. A la mort de son mari elle régna sur le royaume latin jusqu'à la majorité de son fils Baudouin III, elle se retira alors à Nablus consacrant sa vie à des oeuvres charitables.

 


adresse : site des photos en lien direct
http://198.62.75.1/www1/ofm/crus/CRU006.html


Texte de la proclamation du 1er novembre 1950 :

Pie XII :Constitution apostolique " Munificentissimus Deus "
Définissant le dogme de l'Assomption

adresse : http://www.serviam.net/histoire/assompt2.html

 


Amour et Vérité se rencontrent :
(psaume 84)
ou quand le sensible participe à l'intelligible...

     La Tradition, les décisions de l'Eglise, la ferveur populaire, tout cela s'adresse à notre intelligence, mais pour entrer pleinement dans la relation qui unit Jésus à Marie, le Fils et la Mère, il faut aussi compter sur notre sensibilité, celle qui fait partie de notre nature humaine, que Jésus et Marie partageaient pleinement.

    Et puisque les Evangiles n'ont pas tout retenu, comment l'auraient-ils pu, ne nous privons pas de la reconstitution mentale de ce qui est hautement vraisemblable, de ce que nous inspire notre propre nature. Rejoignons, fut-ce à travers une reconstitution, ici un texte d'un site franciscain, un épisode douloureux et poignant de la relation terrestre Mère-Fils.

     En entrant pleinement dans l'événement, laissons notre cœur et notre émotion témoigner de la Vérité...

 

ViaDolorosa4emeStationChemin de Croix,
4ème Station.

Ici Jésus rencontre sa Mère

 

     Jésus reprend son chemin vers le lieu d'exécution. La mère était informée de ce qui était en train de se passer. Elle ne pouvait supporter les voix vociférantes de la forteresse Antonia. Mais elle essaya par tous les moyens de voir son fils. Comment pourrait-on imaginer qu'il en fut autrement. Elle était une mère qui aimait son enfant. Elle était une mère qui connaissait son fils et qui restât à ses côtés jusqu'au bout.

     Même dans ces terribles instants elle rassembla toutes ses forces pour être sur le "Chemin de la Croix". Se tenant sur le bord du passage elle se remémorait tous les moments de sa vie avec son fils. En ces instants comment n'aurait-elle pas repensé aux événements de leurs vies inséparables ?

     Son fils était maintenant devant elle. Les jambes toujours vacillantes sous le poids du bois de la croix, le visage défiguré et le corps saignant encore des lacérations. Il était là et elle pouvait toujours voir en lui son seul et unique enfant.

     A ses côtés se tenaient quelques autres femmes. Elles aussi assez fortes pour quitter leur abri et sortir à découvert pour rencontrer le Seigneur sur son "Chemin de Croix". Serrées ensemble, elles auraient voulu crier leur douleur. Il y avait des larmes dans leurs yeux et leurs cœurs étaient déchirés. Elles ne pouvaient croire ce qu'elles voyaient.

     La mère tenta de s'approcher pour dire un mot à son fils. Jésus leva les yeux vers elle. Il l'a vit aussi et tenta d'aller vers elle en consolation. Il connaissait son amour réconfortant depuis tant d'années. Il connaissait sa tendre attention et son cœur aimant. Leurs regards se rencontrèrent. Jésus s'arrêta, mais à cet instant il fut poussé en avant par les soldats impatients. Ils devaient continuer d'avancer. Ils n'avaient pas de temps à perdre en paroles douces inutiles.

     Jésus ne dit pas un mot mais plongea son regard profondément dans celui de sa mère. Sans se dire une parole ils pouvaient communiquer par le regard. Leurs yeux reliaient directement leurs deux cœurs et Jésus lui répétait les mots qu'il avait dit à douze ans : "Ne saviez-vous pas que je devais être dans la maison de mon Père ? " (Luc 2,49).

Elle lui répondit en répétant dans son cœur les mots de Siméon le jour de la présentation au temple "Et toi-même, une épée te transpercera l'âme. " (Luc 2,35). Ils auraient pu continuer ainsi sans fin, mais...

N.B. texte (par John Abela ofm) traduit du site en lien ;
adresse : http://www.christusrex.org/www1/jvc/TVCstatn04.html

 

La Dormition sur le Mont Sion à Jérusalem :

EgliseDeLaDormition

     La Tradition a situé au Mont Sion, lieu d'établissement de la première communauté chrétienne de Jérusalem, également le lieu où la Vierge s'est "endormie".

     L'église Bénédictine de la Dormition de la Vierge Marie domine la colline sud-ouest de la ville. Construite entre 1901 et 1910 , dans le style roman germanique, elle s'élève sur les reste d'une église byzantine.

IntérieurEgliseDeLaDormition    

N.B. texte traduit du site en lien ; adresse : http://198.62.75.1/www1/ofm/pilgr/sophr/Sophr31cDormitio.html

     Selon une tradition, qui trouve son origine dans des textes apocryphes (Transitus Virginis), Marie vécut environ 14 années encore après la mort et la résurrection de son fils, dans la maison même où Jésus réalisa le Repas de la Scène et où l'Esprit Saint descendit sur les disciples. Sa mort est appelée en latin "Transitus" ou "Dormitio", d'où le nom de cette église. L'édifice fut construit au début du 20ème siècle, adajcent au Cénacle, qui était alors utilisé comme mosquée. Il appartient aux Catholiques et est desservi par une communauté de moniales Bénédictines d'origine allemande.

SiionEtLaVielleVille


Un site d'initiative personnelle, dédié à Marie Immaculée Conception, en lui-même une profession de foi mariale :

"Parfait modèle de foi et de sainteté.
Ce site est dédié "Totus tuus, tout à toi" , Très Sainte Vierge Marie, Fille du Père, Mère du Fils , Épouse et Temple de l'Esprit. Mère de l'Église, et notre Mère, refuge des pêcheurs, tu es l'Immaculée Conception qui nous conduit à ton Fils Jésus-Christ Notre Seigneur et notre Dieu. "

Bien documenté, très accessible et clair, pour raviver ou compléter ses connaissances.

adresse : http://198.62.75.1/www1/ofm/san/TSmary.html