N.B. texte traduit du site en lien ;
adresse : http://198.62.75.1/www1/ofm/san/TSmary.html
Tombeau
de la Vierge Marie (à Jérusalem)
Après
avoir traversé la vallée du Cédron, le premier
monument que nous voyons du côté gauche au pied du Mont
des Oliviers est l'église de l'Assomption érigée
sur le tombeau qui a reçu le corps de la Vierge Bénie.
De ce tombeau elle a été enlevée au ciel, pour
ne pas avoir été soumise au joug du péché
elle n'eut pas à subir les conséquences du péché,
que sont la corruption de la chair. Par conséquent, elle est
seulement passée par le tombeau mais n'y resta pas ; son tombeau
est devenu le reliquaire de son assomption glorieuse dans le ciel.
Le fait que Marie, à la fin
de son existence terrestre, ait été élevée
dans le ciel a été défini comme article de la
foi le 1er novembre 1950.
La mort et l'assomption de Marie dans
les cieux sont décrites dans le récit apocryphe "La
transition de la Vierge" ou "Dormition" de Marie. L'auteur
de cet ouvrage recueille les traditions de la toute jeune église
remontant à l'ère apostolique. Le livre contient beaucoup
de références symboliques typiques de la communauté
Judéo-Chrétienne. C'est pour cette raison que ce livre
avait été complètement écarté depuis
longtemps. Mais ce livre témoigne de la vénération
depuis le deuxième siècle de l'emplacement transformé
en sanctuaire.
La première église,
une chapelle de campagne, a été construite aux environs
du début du cinquième siècle et consacrée
par le patriarche de Jérusalem Juvénat (422-458) juste
après le Conseil de Calcédoine (431). Ensuite une nouvelle
église a été construite par-dessus le tombeau
de Marie qui est ainsi devenu la crypte dans laquelle était
vénérée la tombe de la Vierge.
L'église supérieure
a été complètement détruite avant l'arrivée
des croisés. Quand ceux-ci sont arrivés ils ont seulement
trouvé un petit édifice au-dessus du tombeau.
Godefroy de Bouillon y construisit
un monastère, l'abbaye bien connue de Ste. Marie de la vallée
de Josephat pour les Bénédictines de Cluny, qu'il a
confié aux soins de l'église. Les croisés ont
reconstruit l'église aux environs de 1130. Cette église
supérieure a été à nouveau détruite
ainsi que le monastère par Saladin après 1187. Les musulmans
ont respecté la crypte pour le vénération envers
"la Mère Sainte du prophète Jésus"
mais néanmoins utilisèrent les éléments
de l'église supérieure pour construire les murs de Jérusalem.
La
ruine du monument sacré aurait néanmoins été
inévitable, principalement à cause des inondations qui
l'ont continuellement endommagé, si les Franciscains n'étaient
pas entrés en possession de l'église dans la seconde
moitié du quatorzième siècle. Dès lors
les Franciscains ont veillé à l'entretien du bâtiment,
engageant les dépenses de très importantes restaurations.
Les fils de St. François ont eu la possession exclusive et
paisible du tombeau de la Vierge Bénie pendant plus de deux
cents ans, jusqu'au dix-septième siècle, quand ont commencées
les intrigues et les violences pour expulser du sanctuaire les représentants
de l'église catholique et ceux du rite latin. Après
diverses vicissitudes, l'usurpation définitive eut lieu en
1757 et n'a jamais été réparée depuis.
Actuellement les catholiques, en protestation, ne célèbrent
pas des services dans le sanctuaire où même les musulmans
ont un endroit spécial pour leurs prières. Les latins
peuvent en fait célébrer officiellement dans le sanctuaire
trois fois par an, dont le 15 août les Fêtes de l'Assomption.
Depuis 1757 le rite orthodoxe grec a pris possession du vénérable
sanctuaire qu'ils partagent avec les Arméniens. Les Syriens,
le Coptes, et les Abyssiniens y ont des droits mineurs.
Les
crues de 1972 ont permis aux archéologues non seulement de
dégager le secteur mais également de creuser les parages
de la crypte. Ces fouilles ont été effectuées
par le défunt Fr. Bellarmino Bagatti. Des excavations, il a
conclu que la tradition du tombeau de Marie dans la vallée
de Josaphat est clairement située dans un cimetière
en service pendant le premier siècle.
Bien
plus le tombeau lui-même, à l'origine composé
de trois chambres, a été creusé selon les mêmes
techniques que celles employées pour les tombeaux au premier
siècle, comme le Saint Sépulcre et la tombe des Rois.
Le tombeau actuel était la chambre intérieure de l'ensemble.
Ces résultats archéologiques, corroborés par
les écrits (palestinien, syrien,
éthiopien
et grec) des II-IV siècles ainsi que la dévotion liturgique
constante sont témoins de la croyance au tombeau de Marie à
côté de Gethsemani depuis le début de l'ère
chrétienne. C'est de ces origines lointaines que vient la célébration
de la Fête de l'Assomption du 15 août puisque l'église
de premiers âges, à cette tombe, célébrait
déjà de façon solennelle l'Assomption de Marie.
La
façade actuelle de l'édifice de la tombe de Marie est
dans le style de construction austère et solennel des Croisés.
Un long escalier, dans les flancs duquel l'épouse de Baudouin
III et la mère de Boemond III (prince d'Antioche) ont été
enterrées, descend au tombeau de Marie. Ici a été
enterrée aussi la Reine Melisanda, la première fille
de Baudouin II, roi de Jérusalem qui fut donnée en mariage
à Folco d'Angiò (Foulque d'Anjou). Suspectée
d'adultère par son mari elle souffrit grandement. A la mort
de son mari elle régna sur le royaume latin jusqu'à
la majorité de son fils Baudouin III, elle se retira alors
à Nablus consacrant sa vie à des oeuvres charitables.
adresse : site des photos en lien direct
http://198.62.75.1/www1/ofm/crus/CRU006.html